Journée de l’Association du 25 septembre 2016



résumé de la conférence : Pour quoi et pourquoi travailler ?


Mais Pourquoi Travailler !

Certes, la question peut paraître incongrue...
Pour répondre à cette question on peut s’inspirer de la
pyramide Maslow
Et on pense immédiatement aux besoins élémentaires : Se nourrir, s’abriter, puis le besoin de sécurité psychologique : se préserver des incertitudes de l’avenir pour soi, pour les siens... le besoin d’appartenance, de réalisation
On peut aussi s’inspirer des travaux de Fabienne Autier et de Sanjy Ramboatiana1
Qui nous proposent
3 moteurs motivationnels: Moteur 1: OBLIGATIONS- Moteur 2: INITIATIVES- Moteur 3 : ASPIRATIONS
Les auteurs nous proposent de regarder l’évolution de la motivation au travail en s’appuyant notamment sur les périodes de la vie : on distingue plusieurs rendez-vous :

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1er rendez-vous : L’entrée dans la vie active. Disons vers 20/25 ans.
Le moteur OBLIGATIONS

Malgré une formation initiale plus ou moins poussée, la personne qui débute dans une activité professionnelle ne peut se prévaloir, et pour cause, d’une véritable expérience : donc beaucoup de savoirs... peu de savoir-faire, ou de savoir être.

La première partie de carrière implique donc l’acquisition des compétences reliées à la fonction (de l’employé dans l’industrie ou dans le commerce a l’agent de maîtrise).
Les 1ers besoins sont donc de répondre aux obligations : tâches définies formellement (la fiche de poste) et informellement (les règles de fonctionnement n
on écrites)
Pour autant la clarté des exigences de l’entreprise et de son management structure le travail. Elle permet au nouvel entrant d’apprendre, de s’organiser, d’évaluer les résultats obtenus au regard des objectifs assignés.
C’est aussi la période où le jeune travailleur devient vraiment autonome financièrement. C’est aussi le moment où il se constitue un statut social : JE suis informaticien, je suis soudeur, Je travaille dans la restauration, la boulangerie, etc.
Apparaît le sentiment d’appartenance. Emergent de nouveau « collègues » aux côtés des copains d’école, de fac.

Les années passent et le moteur obligations s’épuise un peu. Et en même temps
Le besoin de liberté apparaît.

C’est le début du deuxième rendez-vous : celui de la trentaine
Le Moteur INITIATIVES
Répondre aux consignes, aux objectifs ne suffit plus et si cela debvait rester le seul moteur, cela pourrait devenir étouffant.
Le jeune salarié (ou tout autre statut) recherche autre chose : la possibilité de prendre des initiatives. Aller plus loin ; apporter sa touche peronnelle.
C’est le moment où sont demandés des responsabilités plus larges, une variété plus vaste de tâches. La recherche de polyvalence...
Le sentiment d’appartenance au groupe ne suffit plus, apparaît le besoin de se distinguer, d’être reconnu pour sa différence.

Là aussi de nouveau les années passent et même les responsabilités plus larges, les missions nouvelles confiées ne suffisent plus. Là aussi le moteur s’essouffle.
Le nouveau moteur, celui des ASPIRATIONS peinera un peu plus à venir : plus complexe , plus subtile ?

C’est le 3ème Rendez-vous : la 3ème partie de la carrière qui passe assez souvent par la très célèbre crise de la quarantaine (40/50 ans)

Les réponses à cette crise sont ici plus variés , plus personnelles :
On distingue la réponse du déni : La crise est occultée : nous décidons de nous surinvestir dans le travail et poursuivre sans s’interroger plus avant le travail.
La seconde réponse possible qui est aussi une forme de déni consiste à se reconvertir sur une nouvelle activité : je passe du back office (administration) à la vente. De l’épicerie à l’électronique. Il ne s’agit pas ici d’une réponse à une aspiration mais d’une adaptation.
La 3eme réponse possible est cette du retrait : je me concentre un un hobby, une activité sportive, des responsabilités associative pour compenser un travail devenu routinier et qui n’est plus une source d’épanouissement.
Enfin la 4
ème option, peut-être la plus exigeante, mais d’évidence la plus motivante est celle de se diriger vers ses aspirations : être utile, donner du sens à son activité sont des aspirations que l’on retrouve souvent. A chacun de définir ce qui l’attire, ce qui répond le mieux à ses attentes.

La crise de la quarantaine:

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Le dernier rendez-vous et pas le moindre : c’est celui de la retraite. Je ne suis plus comptable, je ne suis plus commerçant, je ne suis plus maçon... Je suis ... moi.
Cette période est aussi une grande période de transition.
Retraite pour autant ne signifie perte totale d’identité, abandon d’activité (et nous ne parlons pas ici de participer à l’association des anciens, ou de faire partie du club de bridge activités tres honorables qui ne répondent pas à une activité externe)
Plus que jamais la retraite est le moment de satisfaire des aspirations encore plus fines.
Relais et retraite:
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